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 Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]

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MessageSujet: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Lun 7 Juil 2014 - 13:52


  • Les semaines passaient. Depuis la dernière nuit, il s’en était passé des choses : j’avais abandonné mon petit appartement pour m’installer avec Sean. Notre relation était toujours autant parfaite même si, avec le temps, les disputes éclataient. Et je devais me faire violence pour ne pas partir. Courir, et me réfugier quelque part, là où les cris ne seraient qu’un mauvais souvenir. Je n’avais jamais aimé ça. Mais bon. Au ballet, la prof était fière de moi, j’étais la meilleure. Elle avait rarement vu quelqu’un d’aussi douée m’avait-elle dit. J’en étais fière. Plus les mois avançaient, plus la représentation arrivait à grands pas. Sean n’était pas toujours présent aux répétitions : parfois, il me déposait simplement, quand on se disputait, et il partait je ne sais pas où. Dans le fond, j’aurais peut-être aimé qu’il vienne, qu’il s’asseye, et qu’il me regarde de ces yeux qui m’ont fait craquer. Au début. Mais plus le temps passait, plus ses yeux s’éteignaient. Peut-être parce que ma côte augmentait. Peut-être parce qu’au fur et à mesure, je devenais de plus en plus populaire. Je ne sais pas vraiment ce qui a changé.

    La représentation serait demain. Ma popularité serait à son apogée. Je n’avais pas peur, j’étais impatiente. Il m’avait promis de venir. (…) Lorsque je fus derrière le rideau, j’entendis les applaudissements. Les clameurs. Les gens qui criaient mon nom. Mira, Mira, Mira. Encore et encore. Et Anna me poussa sur scène. J’avais dansé. Comme d’habitude, j’avais dansé avec mes tripes. La tête baissée, je l’ai relevé, et j’ai vu. J’ai vu tous ces gens, avec ces sourires. Et je fus fière de moi. Je les saluais. Gracieusement. J’ai croisé le regard de Sean. Et je vis sa fierté. Je lui souris, fis demi-tour. De retour dans le vestiaire, toutes les danseuses m’applaudirent. Anna vint, et m’annonça mon appartenance à son équipe : désormais, je serais son oiseau rare, et on se produirait dans toutes les villes du monde. Je ne sais pas ce qui m’a fait le plus plaisir : qu’il soit là, ma réussite, ou cette annonce ? J’ai simplement souris. Je me suis changée. Et nous sommes rentrés. Mais j’avais cette boule au ventre. J’avais peur. Peur qu’il arrive quelque chose. Plus les jours avançaient, plus la tension était palpable entre nous. Les disputes de plus en plus présentes. Les paparazzis m’attendaient à chaque fois, devant ma salle de répétitions. J’avais l’impression de revivre ma gloire passée. J’avais l’impression d’être en Russie, avec ma mère, avant cet accident qui lui a coûté la vie. Oui, j’avais l’impression de revivre tout ça.

    Et puis, un jour, je me suis réveillée dans le lit. J’étais seule. C’était le troisième jour qu’il se levait avant moi. Et que je ne pouvais profiter de lui au réveil. C’était mon jour de repos. Alors peut-être que… Enfin, vous voyez. Avec les répétitions, la fatigue, nous n’avions plus partagé de nuits ensembles. L’amour charnel. Et j’aurais probablement espéré qu’aujourd’hui. Une fois bien réveillée, j’ai entendu du bruit à l’extérieur. J’ai alors ouvert le rideau, savoir ce qu’il se passait : il y avait peut-être eu un accident. Mais c’était tout autre. Des dizaines, voire une cinquantaine de paparazzis s’étaient regroupés devant la maison, appelant mon nom. Je n’ai pas compris. J’ai froncé les sourcils, me suis changée, lavée et habillée. Et je suis descendue. « Mon amour, qu’est-ce qui… » Je l’ai trouvé là, sur le comptoir de la cuisine, un journal à la main. Et quand j’ai croisé son regard, j’ai su que c’était quelque chose de grave. Enfin grave. J’ai commencé à avoir peur. J’ai froncé les sourcils, l’ai regardé. Il était furieux. Cela se voyait. Autant qu’un lion en cage. « Plait-il ? » J’étais dans l’incompréhension la plus totale : ces journalistes, le journal, mon paradis en colère… Cela ne présageait rien de bon.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Lun 7 Juil 2014 - 16:11

Le temps passait. Sean et Mira s'étaient rapprochés et il l'avait convaincu de venir s'installer chez lui. Elle finit par accepter. Mais ensuite arrivèrent les disputes. Sean était devenu facilement irritable. Il emmenait chaque jour Mira aux répétitions, et parfois n'avait pas envie de rester la voir. Quelque chose le pousser à être distant avec elle. Il ne comprenait pas. Mais au fur et à mesure que le temps passait, il commençait à comprendre pourquoi il était souvent de mauvaise humeur. Car Mira passait ses journées entières à répéter et qu'elle ne trouvait pas une minute de libre pour passer du temps avec lui. Elle était trop focalisée sur son désir de se surpasser qu'elle l'avait délaissé au profit de la danse. Il passait en deuxième.
Et le soir lorsqu'elle rentrait elle était beaucoup trop épuisé, alors elle mangeait et s'endormait juste après. Sean n'en pouvait plus.
Et puis le jour de la représentation arriva et il la vit. Danser et se faire acclamer par tout le monde. Elle avait été parfaite. Et comme après cette grande représentation, elle deviendrait plus disponible, Sean se décida à ne plus s'énerver.
Mais un matin il fut réveillé tôt par un appel. Un ami qui lui disait que quelque chose était arrivé. Sean sortit le rencontrer et il reçu un journal. Dessus on pouvait voir un gros article sur Mira. Tout d'abord il ne comprit pas et se dit qu'elle était déjà devenue aussi populaire mais ensuite il lut le gris titre : "Une relation pour la popularité et une relation secrète"
Il haussa un sourcil et se mit à lire l'article.

"La récente apparition d'une perle rare serait un hasard ou bien tout serait planifié d'avance ? Mira Brundag une jeune femme d'origine russe et allemande a captivé le public lors de sa représentation. Gracieuse, rêveuse, douce, innocente.. Autant de mots pour la définir. Mais récemment une découverte a poussé les fans à se demander si elle ne serait pas plutôt "mauvaise", "horrible", "cruelle", "trompeuse".
En effet une photo de la jeune femme a été découverte, et on peut l'y voir dans une position qui laisse à se poser des questions. Un amour secret ? Probable.
Il y a seulement quelques jours, le passé de la jeune femme avait été dévoilé. Elle avait eu une vie difficile, vécu sans le sou jusqu'à rencontrer son prince charmant qui transforma cendrillon en princesse. Et nous avons découvert une photo de Mira dans un night club ! Une information de plus à propos de l'ange de la danse. Mais peut-on réellement l'appeler ainsi ? Un ange qui séduit un riche héritier pour transformer sa vie misérable de danseuse dans un club de nuit en une vie de rêve avec célébrité en bonus ! Et derrière cela elle trompe Sean Greenson avec un autre homme. Il ne nous reste plus qu'à découvrir jusqu'où ira Mira Brundag. Pouvoir ou Amour ? Le choix s'impose. "

Sean leva les yeux vers son ami. Il lui expliqua que la presse avait reçu des photos anonymement montrant Mira avec un homme, et puis une autre la montrant danser dans un club avec deux simples mots "Catin" et "Tromper".
La presse en avait déduit toute l'histoire.

Il retourna chez lui et trouva la villa entourée de paparazzis. Il entra difficilement et ferma à clé.
Mira descendit cinq minutes plus tard. Et à sa vue Sean sentit son sang bouillir. Elle demanda ce qui se passait. Il lui balança le journal et demanda des explications. Elle se mit à tout nier.

Maintenant je me demande ce que tu faisais à longueur de journée prétendant être aux répétitions. J'espère que tu as assez profité de moi.

Il ne savait que faire il était en colère et voulait se défouler sur quelque chose. Il ne voulait pas croire ce qu'il y avait d'écrit mais il y croyait tout de même.

Tu parlais d'amour et tu m'as fait presque croire que c'était vrai, mais tu ne m'aimais pas. Tu m'as mené en bateau avec tes jolis mots. Ce n'est rien. Fous juste le camp. De toute manière je ne t'ai jamais aimé non plus.

Elle le gifla et fondit en larmes. Sean monta dans sa chambre après avoir lancé hautainement qu'il ne voulait plus la voir.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Lun 7 Juil 2014 - 17:57

  • La réponse fusa : il me balança alors le journal en pleine tête, et je dus me baisser pour le ramasser. Qu’était-ce ? Je fronçais les sourcils et baissais la tête vers ce bout de papier. Et alors, je lus le gros titre. Je vis les photos. Je n’arrivais pas à y croire. Attends… Il croyait ce torchon ? Mais c’est le monde à l’envers là ! Je lis les grandes lignes en secouant la tête et la relevant vers lui, je croisais son regard. Mon dieu. Ce que je vis me fit horreur : du dégoût, de la colère, de la haine. Où était passé ce bel ange ?... « Attends. Tu ne vas pas croire ce bout de papier quand même ? » Je tenais le journal dans une main. Je le fixais, lui. Non, non, non. Il n’avait pas le droit. Ils n’avaient pas le droit de gâcher mon bonheur comme ça. Ils n’avaient pas le droit. Et là, bim. Une claque dans la gueule. Ces mots me firent l’effet d’une bombe. C’est simple, ça faisait tellement mal que mes yeux se plissèrent. Je m’approchais de lui, posant le journal sur le comptoir. J’essayais d’attraper ses mains, mais rien à faire : il était là, il me fuyait. « Amour… Ne crois pas ça, s’il te plait. Regarde, regarde-moi : tu crois que j’aurais été capable de ça ? Tu me crois sérieusement capable d’une telle horreur ? » Il me regardait, mais son amour avait disparu. Enfin, s’il avait déjà existé. Non, je ne pouvais pas le croire. Il n’allait pas dire ça. Je me sentais mal, incroyablement mal. J’ai reculé d’un pas, j’ai regardé ses lèvres. Et lorsqu’il les ouvrit, j’ai fermé les yeux. Et je me suis pris un coup de poignard dans le cœur : mes épaules se courbèrent, et la gifle partit quasiment instantanément. Je fermais les poings, reculant. Il n’avait pas dit ça, ce n’était pas vrai. C’était un cauchemar, j’allais me réveiller. Il me contournait. Partit vers les escaliers. Et les larmes coulèrent d’elles-mêmes quand il me balança de me barrer. Il était tellement froid. Tellement… Dur. J’entendis un sac tombé d’en haut. Et en me retournant, je vis une partie de mes affaires : celle de danse, et des vêtements. Et en levant la tête, j’eu juste entraperçu son dos avant qu’il ne disparaisse. Je me mis à pleurer. J’ai couru, j’ai pris mes affaires. Je n’ai même pas prit de chaussures. Je suis sortie.

    La horde de paparazzi m’attaquèrent alors. Et je dus les contourner, les larmes coulant sur mes joues. Pourquoi ? Comment avaient-ils pu être aussi… Comment avait-il eu ces photos ? J’ai pleuré encore. J’ai appelé un taxi de la main. Je suis montée dedans. Et j’ai demandé à aller au parc. Dans la voiture, je me souviens avoir pleuré. Pleurer, pleurer, et encore pleurer. La voiture s’arrêta, le taxi m’offrit la course et je sortis alors de la voiture, mes affaires sous le bras. Et j’ai marché. La pluie tombait. Peut-être un peu trop. J’ai marché alors. Je ne sais pas où j’allais, mais je marchais. Encore et encore. Je marchais. J’avais probablement les pieds en sang à force de marcher sur le bitume. Mais j’étais là, les yeux dans le vide, les larmes coulantes. J’ai fermé les yeux à un moment. Et je me suis laissé tomber sur le bitume. Je me suis alors allongée. Et j’ai fermé les yeux. La pluie tombant sur moi.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Lun 7 Juil 2014 - 23:05

Sean s'était enfermé dans sa chambre et il n'en sortit que quelques heures plus tard. Lorsqu'il se fut calmé, un peu.
Mira était partie. Il fut soulagé de ne pas la voir. Rien que d'y repenser, qu'elle avait joué avec lui, il ne pouvait retenir sa colère. Et puis il vit quelques affaires à elle. Et puis il la vit, essayant de le convaincre, et il se rappela tout le temps qu'ils avaient passé ensemble, et la remémora à chaque recoin de sa maison. Chaque objet, chaque centimètre de la villa, partout. Elle était partout. Lorsqu'il entra dans la cuisine, il la vit y manger une salade verte. Quand il voulut se préparer à manger, elle apparut pour lui déposer son fameux baiser sur la joue. Sean se retourna et ne la vit pas. Il s'installa dans le canapé pour regarder la télé et elle était là, encore, à lui cacher la télé, l'empêchant de voir et riant quand il lui disait de se pousser. Et elle était aussi dans la salle de bain, à se laver les dents avec lui, lui mettant de la dentifrice sur le nez. Dehors dans sa piscine elle était la contre lui, à lui sauter sur le dos et le faire couler. Et la nuit jusqu'au matin elle l'obsédait, endormie dans son lit, se serrant contre lui, l'embrassant. Meme dans ses rêves. Il devenait fou. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Alors il recommença à fréquenter les bars, repris contact avec ses sexfriends, passait ses journées ses soirées à des fêtes, chez lui, ailleurs. Il tentait de ne plus penser à elle, par tout les moyens mais rien ne pouvait y remédier. Il buvait, fumait.. Et ça ne changeait rien. Elle le hantait.
Plus il tentait de ne pas penser à elle, et plus il y pensait. Et plus il y pensait, plus elle lui manquait.
Il voulait la revoir, mais il ne pouvait pas. Comment le pourrait-il après ce qu'elle avait fait ?
C'est ainsi que se passaient ses journées. Un mois s'écoula. Et alors il décida de quitter Los Angeles pour quelques temps. Tout ce qu'il y voyait l'emmener à penser à elle. Il voulut s'en éloigner. Il planifia un petit voyage jusqu'à Las Vegas, Miami, puis New York. Il revint le mois suivant.
Il arriva chez lui et se sentit tout étrange, à nouveau dans cette maison. Il déposa ses affaires à la porte et alluma la radio puis se commanda une pizza.
Elle arriva cinq minutes plus tard. Il paya le livreur et commença à manger. Lorsqu'il eut terminé il déballa sa valise, remettant ses affaires à leur place et tomba sur une photo de Mira. Il la regarda, la chiffonna et la jeta dans sa corbeille à papiers.
Mais deux minutes plus tard il la ramassa et la lissa. Les plis ne s'effaçaient pas. Comme le mal qu'elle lui avait fait.
Son voyage ne lui avait pas aidé, seulement atténué sa colère mais elle lui avait fait mal, et cela n'avait pas disparu. Ça s'était empiré.
Sean observa la photo. Et puis il entendit quelque chose. Tout en observant la photo, et le regard doux de Mira, il entendit sa voix. Il l'entendit chanter. Tout d'abord il cru qu'il délirait, mais il comprit ensuite que ça venait de la radio. Et il écouta. C'était bien sa voix. C'était Mira, et elle chantait. Sa voix était douce, la chanson était triste, c'était une chanson d'amour. Sean écoutait, et percevait la douleur dans le ton de sa voix. Il fronça les sourcils, tant il en fut troublé, secoué. Et elle termina de chanter sa douleur. Alors une voix plus enjoué reprit, annonçant le titre de la chanson et le nom de la chanteuse. Mira Brundag.
Ça lui fit l'effet d'une tornade, entendre son nom. Une tornade qui l'emporta en son coeur, le tirant du sol, l'emportant loin, lui coupant le souffle, l'étouffant..
Et alors la voix expliqua que cette chanson avait été composée par elle, et qu'elle était destinée à libérer son coeur de la douleur, pour atténuer son mal, que cette chanson était comme un souffle qui lui était offert lorsqu'elle étouffait sans son oxygène. Qu'elle y avait mit toute sa douleur et tout son espoir.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Lun 7 Juil 2014 - 23:26

  • Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. D’un coup, au milieu de la scène, je me suis arrêtée. J’ai arrêté de danser. Alors que tout le monde m’attendait. J’étais là, c’était l’heure de mon solo. Une ultime répétition. Une ultime chance de régner. Et pourtant, je me suis stoppée. Je suis restée là, planter, tandis que tout le monde chuchotait. Je fixais droit devant moi. Anna gueulait. Me traitait de tous les noms. Mais peu m’importait. Je n’avais plus envie de danser. Plus de danse classique. Plus rien qui ne me rattachais au passé. J’ai tiré ma révérence, j’ai fait demi-tour, et je suis partie dans les vestiaires. J’ai retiré mes pointes, je les ai cassés. J’ai complètement brisé mes pointes. De rage ? De tristesse. J’ai retiré mon tutu, j’en ai fait de la charpie. C’était fini. Tout ça. Les rêves d’enfants, les jolis sauts. Tout était fini. J’ai fermé les yeux, j’ai tout laissé là, en plan, et je suis sortie, une fois habillée de ma robe. Pieds nus. Je suis passée par la scène, je l’ai descendu. Et j’ai marché jusqu’à la sortie. Et une fois dehors, j’ai respiré. J’ai pris une longue inspiration. Et j’ai commencé à courir.

    Cela faisait des semaines que ça s’était produit. Des semaines. Et même si au début, je me suis réfugiée chez Matthew, je n’ai pas pu rester bien longtemps. Alors un jour, je suis partie. J’ai pris mes affaires, et je suis partie. Et j’ai retrouvé mon appartement. Après avoir supplier le propriétaire. Après avoir même pleurer devant lui. Et j’ai recommencé à danser dans des night-clubs. J’avais trouvé un bon bar, avec une gentille patronne. Je ne faisais que danser. Et je gagnais de l’argent. Et au début, je me suis achetée une guitare. C’était Sean qui m’avait appris à en jouer. Et je ne sais pourquoi, j’avais besoin. J’avais envie de chanter. D’écrire, de chanter. M’ouvrir, trouver autre chose à faire de ma vie. Alors oui, j’ai commencé à chanter. A jouer de la guitare, dans ce grand bâtiment. Et puis, un soir, j’ai arrêté de danser. J’ai donné ma démission une fois un petit pactole empoché. Et j’ai pris ma guitare. Et j’ai chanté dans un bar. Et dans ce bar, il y avait cet homme. Mais qu’importait. Je le voyais partout. Quand bien même j’essayais de l’oublier, il était de nouveau là. Je sentais son odeur, j’entendais son rire. Je voyais son ombre. Et je courrais après. Mais il n’y avait personne. Il n’y avait jamais personne de toute manière. J’étais seule maintenant.

    Et pourtant, on m’appela un jour. La radio. Et après avoir réfléchis, j'ai accepté la proposition, et je suis passée à la radio. J’ai choisis la chanson. J’ai choisis ma chanson. Et j’ai chanté. Plus les jours étaient passés, plus mes joues se creusaient. Parfois, je n’avais pas la foi de me lever de ce lit précaire. J’étais bien là, j’avais une vue sur toute la forêt. Et je passais la journée à penser. Les souvenirs renaissant lorsque je les autorisais. Et ces jours-là, je pleurais. Je n’avais toujours pas compris comment on pouvait avoir autant mal. Voilà ce que racontait la musique. Voilà ce que je chantais. J'avais besoin de me livrer, de me délivrer de cette douleur. Et même si je savais qu'une fois finie, rien ne changerait, je chantais quand même. On me remercia, on me serra la main. Et on me demanda de partir. Je gênais maintenant que j’avais chanté. Alors, je sortis de là. J’appelais un taxi. Mais il n’y avait personne à cette heure-là. Et de ce temps-là surtout. Il pleuvait des cordes. Et pourtant, mon étui et ma guitare sur le dos, je me suis mise à marcher dans la ville. J’allais en direction de mon nouveau chez moi. J’errais dans la ville. Je ne savais pas vraiment quoi faire. A quoi rimait ma vie ? Bonne question. Les seules fois où je ne pensais pas à lui, c’était quand je chantais. Et même dans mes chansons il était toujours présent. Alors au final, je ne cessais jamais de penser à lui. Triste vie. Alors je pressais le pas, et finis par arriver chez moi, devant mon immeuble. J'ai franchis la cours. Sans vraiment d'enthousiasme. Je suis rentrée dans le bâtiment, et une fois sur mon lit, j’ai retiré mes vêtements. Je suis restée en sous-vêtements, et j’ai sorti ma guitare. Et j’ai commencé à chanter. Encore. Encore. Et encore.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 0:42

Sean eut des nouvelles de Mira. Elle avait abandonné la danse, elle était retournée dans son ancien appartement délabré et y vivait. Il semblait qu'elle apparaisse rarement, sauf pour aller travailler la nuit, dans un bar, elle avait aussi commencé à faire de la musique.
Sean ne comprenait pas pourquoi elle avait tout gâché alors qu'elle était au sommet, pourquoi s'était-elle jeté de la falaise qu'elle avait grimpé si durement ? On lui dit qu'il en était la cause. Il ne voulut y croire. Il refusa d'y croire. Ce n'était pas possible. Ça ne pouvait être vrai. Elle ne pouvait être devenue ainsi à cause de lui. À cause de leur rupture. Non.. Il ne pouvait y croire, il ne voulait l'admettre. Car y croire signifierait admettre qu'il s'était trompé, admettre qu'il avait eu tort, et qu'il l'avait brisé à ce point. Qu'il était le monstre et non elle. Que tout était de sa faute. Il ne voulait pas admettre cela.
Finalement il se décida. Au bout de quelques jours à errer chez lui comme un mort vivant, il prit la décision d'aller la voir. Il alla à son appartement. Il resta dans la voiture. C'était l'après midi. Il n'osait en sortir et aller frapper à sa porte. Alors il y resta à réfléchir quand il la vit. Elle sortit. Elle sortir jeter la poubelle. Sean la regarda. Il vit ses yeux éteints, son absence d'expression. Mais il vit la douleur dans ses yeux. Elle était tel un fantôme, sans vie. Ailleurs. Plus maigre, sans joie, abattue, absente.
Sean en resta interdit. Que lui était-il arrivé ? Il resta dans la voiture des heures après qu'elle soit retournée chez elle, et la nuit tomba. Il se résolut à rentrer. Le lendemain il revint. Tot. Et quelques heures plus tard elle sortit. Il était toujours dans sa voiture. Il la suivit. Elle erra sans but avant de retourner chez elle. Sean en resta perplexe. Ensuite, alors qu'il s'apprêtait à rentrer, la nuit, elle réapparut. Toujours avec ce regard vide, absent, elle marcha avec une guitare. Sean la suivit. Elle entra dans un bar. Quelques heures plus tard en ressortit et retourna chez elle. Durant une semaine, il passa ses journées à la regarder et la suivre. Regarder encore et regretter. Culpabilisant de plus en plus. Et puis enfin il sortit de sa voiture. C'était la nuit. Elle allait au bar. Sean la suivit, seulement à dix mètres derrière elle. Elle y entra, il en fit de même. Sur scène elle se mit à jouer de la guitare et à chanter, sans jamais jeter un regard au public.
Il la suivit lorsqu'elle rentrait, et il revint le lendemain. Il l'attendit au bar. Et elle arriva. Il la vit, croisa son regard fantôme. Il ne dit pas un mot. Il ne fit pas d'excuses. Car c'étaient des mots, de simples mots, inutiles, impuissants. Alors il la regarda, en silence.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 0:55


  • Les jours et les nuits se ressemblaient. Plus les jours passaient, et plus ma vie devenait de plus en plus inintéressante. Mais il me restait toujours ces chansons. Ce qui me maintenant, peut-on dire, vivante. Alors le soir, j’allais dans ce bar, je chantais. Différentes chansons. Et puis je repartais. Peut-être qu’au final, j’allais me lasser. Et puis, quand je restais chez moi, quand l’inspiration ne venait plus, je regardais le plafond et je pensais. Je repensais à ces moments : dans la cuisine, à essayer de l’embêter pendant qu’il cuisinait. Dans la piscine. Les câlins. Les baisers. Cette nuit, claire, silencieuse. Toutes ces nuits dans ces bras. Et peut-être que si je n’avais pas été autant absorbé par ce rôle, je ne l’aurais pas perdu. Mais si je n’en avais jamais assez, c’était pour être parfaite. Pour qu’il soit fier de moi. J’avais juste voulu voir dans ces yeux, ces étoiles qui … Et tous les soirs, je me tournais sur le côté, et je m’endormais les larmes aux yeux. La vie était dure. Trop dure. Sans lui, elle avait un goût amer. Quelque chose que l’on veut quitter au plus vite. Si seulement il m’avait cru… Mais il l’avait dit. Il ne m’a jamais aimé. Toujours à faire la comédie.

    Et puis, comme chaque soir, je suis sortie, la guitare sur mon dos. Et j’ai marché jusqu’au bar. En franchissant les portes, je levais les yeux pour voir combien ils seraient ce soir. Et mon regard tomba dans les yeux de quelqu’un. Et je les baissais immédiatement. Ce regard. Cette puissance. Et je repensais à la dernière fois, à ses yeux crachant de la haine, du dégoût à mon égard. Que faire ? Demi-tour, ou l’affronter ? Il était hors de question qu’il gagne. Alors j’avançais à travers la foule, et m’assis sur le tabouret, sur la scène. Sans un regard pour lui. Sans un regard pour personne. Et pourtant, ce soir, c’était particulier. Tous les regards étaient braqués sur moi. Je pris ma guitare, j’approchais mes lèvres du micro. « Ce soir… Je vais vous chanter une chanson assez spéciale. La dernière que j’ai écrite. » J’ai commencé les accords. Et lorsque mes lèvres se sont ouvert pour commencer la chanson, j’ai planté mon regard dans celui de Sean. Et j’ai chanté.


    Je vivais cette chanson. Je balançais toutes mes émotions. Toute ma colère. Sans jamais lâcher son regard.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 2:13

Elle baissa les yeux, comme si elle était la fautive. Ce qui n'était pas le cas. C'était à lui de baisser les yeux. Comment avait-il seulement osé se montrer devant elle ? Il la regarda passer devant lui et entrer dans le bar. Il y entra à son tour et s'installa. Elle parla dans le micro. Il entendit à nouveau sa voix, et ça le troubla. Sa douce voix, il ne l'avait pas entendu depuis si longtemps...
Il l'écouta chanter, et fut prisonnier de son regard, son regard par lequel elle faisait vivre ses mots, ses mots qui se transformaient en poignards, et qui se plantaient dans sa poitrine. Sean voulut s'enfuir. Il n'arrivait pas à supporter sa vue. Non car il lui en voulait, non car il était en colère, mais parce que il culpabilisait à tel point qu'il avait l'impression d'être un monstre. Il l'avait brisé. Il comprenait à quel point. Et il était anéantit à l'idée que jamais elle ne le pardonnerait. Car il savait que ses mots ne le rachèteraient jamais, car des mots étaient de l'air, ils disparaissaient tout de suite, mais la douleur était une plaie qui laissait des cicatrices. Et rien ne pouvait effacer cela.
Elle termina de chanter. Il la suivit jusqu'à chez elle. Lorsqu'il rentra chez lui il passa une nuit blanche, réfléchissant à une solution. Une porte de secours, un échappatoire. Le lendemain il appela le bar et s'y rendit l'après midi après avoir été aux magasins.
Le soir tout fut prêt. Il vérifia à nouveau.
Dehors il y avait des bougies sur le sol. Elles étaient en deux lignes séparées d'un mètre, formant un chemin jusqu'à l'entrée du bar. Et à l'intérieur il faisait sombre, mais le chemin de lumières continuait jusqu'à la scène. Le bar était vide, les meubles avaient étés débarrassés, laissant l'endroit désert. Il n'y avait que les bougies, et la scène avec un piano, et une chaise.
Sean inspira profondément après avoir vu l'heure. Il s'installa sur la chaise et s'échauffa deux minutes. Ensuite il su qu'elle arrivait. Et il commença à jouer du piano. Ses doigts glissaient sur les touches, courraient, s'arrêtant quelques secondes, dans un rythme irrégulier, tout comme les battements de son coeur qu'il pouvait entendre dans ses oreilles. Il n'avait jamais eu autant peur. Peur d'échouer. Et si elle ne l'écoutait même pas ? Et si à sa simple vue elle s'en allait ? Sean inspira à nouveau et continua de jouer la mélodie jusqu'à entendre ses pas dans la pièce, il lança simplement un rapide coup d'oeil pour s'assurer que c'était elle. Alors il commença à chanter.


[ http://youtu.be/tTYIvzc3WyQ ]


Il ne la regarda pas. Il ne voulait pas regarder, car il avait peur de ne pas la voir. Peur de découvrir qu'elle était partie. Il chantait et jouait. Et n'entendait rien d'autre que ses battements de coeur affolé.

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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 2:35


  • J’étais incapable de faire plus. Probablement parce qu’il était là, que mon regard était plongé dans le sien. Il était prisonnier pour tout avouer. C’était trop douloureux ce soir. Une plaie à vif. Et c’était comme si il appuyait dessus avec son regard. J’ai laissé les dernières notes remplirent le bar. Et je suis partie. Je sentais qu’il me suivait. Mais je marchais vite. Je n’avais pas envie de parler. Je n’avais qu’une envie : c’était me terrer dans mon trou à rat. Sous ma couette. Ne plus jamais sortir. Je ne savais pourquoi, mais je me sentais mal. Incroyablement mal. Comme si c’était ma faute tout ça. J’ai franchis la porte de mon appartement, je me suis enfermée dedans. J’ai posé ma guitare, je me suis déshabillée, et je me suis roulée sous la couette. Et j’ai pleuré. Pourquoi était-il venu ? Pourquoi avait-il réveillé cette blessure ? Pourquoi ça faisait aussi mal ? J’avais l’impression d’être ce jour-là. Là où il m’a jeté dehors. Où il a balancé mes affaires, et m’a parlé comme une merde. Rabaissée. Je me recroquevillais alors, et à force de pleurer, je finis par m’endormir.

    Le lendemain, le réveil fut dur. Très dur. Comme d’habitude. Il hantait mes rêves. Mon sommeil entier lui était dédié. Ma vie entière lui était consacrée. Je chantais pour lui, je vivais pour lui. Dans l’espoir qu’un jour… Mais je savais pertinemment que je ne pourrais lui pardonner. Et puis, de toute façon. Il me l’a dit. Il ne m’a jamais aimé. Jamais. En repensant à ses paroles, je me remis à pleurer comme une grosse merde. J’étais une larve. Un cadavre ambulant. Il n’y avait plus de vie en moi. Je passais ma vie à chanter, à écrire, et à pleurer. Pleurer les souvenirs. Je me suis levée, je me suis habillée vite fait. Et je me suis assise sur mes coussins. Et j’ai attendu que la journée passe. Je suis restée là, les yeux dans le vide, à me balancer. Et puis, le réveil se déclencha, signe que je devais y aller. Alors je me levais, passais une main dans mes cheveux. Mais je ne pris pas ma guitare. Ce soir, j’allais faire avec la bande de son. Alors je pris mon sac, le cd, et je partie en direction du bar.

    Je connaissais le chemin par cœur. Ce n’était vraiment pas loin de chez moi. Mais en arrivant devant, mes sourcils se froncèrent : y avait-il une soirée spéciale ? Dehors, un chemin de bougies me guidait pour que je rentre dans le bar. Je ne le sentais pas du tout. Je poussais alors la porte, et je tournais la tête vers la scène. Je vis alors Sean, et je voulus faire demi-tour. Mais il se mit à chanter. Alors je restais là, dos à la scène, la main sur la poignée. J’écoutais. Je ne sais pas pourquoi j’écoutais ce qu’il disait, ce qu’il chantait. Et je fermais les yeux. Il n’avait pas le droit de faire ça. Il n’avait pas le droit de revenir, comme ça, de me chanter quelque chose, et de croire que tout allait s’arranger. Mais je restais là. Je ne pleurais pas. Je m’étais juré de ne plus pleurer devant lui. Être forte. Voilà tout. J’étais incapable de tourner la tête vers lui, ou de partir. Je ne sais pourquoi. Je devais rester là.

    Les dernières notes du piano s’élevèrent dans l’air. Et le silence revint. Je fus incapable de dire quoi que ce soit. Je gardais ma position. Et mes yeux se rouvrirent. Et je fixais dehors. J’aurais dû partir. Lui faire comprendre que je ne le pardonnais pas. Mais je n’ai rien fait. J’ai laissé le silence. Et je suis restée là.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 2:57

Sean joua les dernières notes. Et puis, le silence retomba dans la salle. La seule chose qu'il entendait était sa propre respiration. Et alors, doucement il se retourna. Mira n'était pas devant la scène. Il la vit plus loin, devant la porte. La main sur la poignée, lui tournant le dos. Il cru qu'elle allait sortir, s'en aller. Mais elle resta ainsi. Elle lui offrait la possibilité de s'excuser ? Sean se leva et descendit de la scène en de dirigeant lentement vers elle.
Il s'arrêta à une distance de deux mètres et la regarda. Elle lui tournait le dos, mais elle était tout de même là. Sean murmura son nom, dans l'espoir qu'elle se retourne.
Et alors, doucement, il se baissa et posa genoux à terre. Il se mit à genoux devant elle. Il ne prononça que deux mots. Il les murmura d'une voix brisée.

"Pardonne moi..."

Il avait baissé les yeux, n'osant la regarder. Il se sentait affreusement mal. Se demandait si cela suffirait à le racheter. Qu'elle lui pardonne pour tout la douleur. Mais il en doutait. Il se dit que c'était très peu probable. Qu'elle accepte ses excuses. Après tout ce n'était pas un remède contre sa souffrance.

Sean comprit enfin une chose. Ce qu'il n'avait pas saisit jusqu'à présent. Ce qui maintenant semblait pourtant évidement. Il le réalisa enfin. Et il déglutit. Il voulait le lui dire. Il inspira profondément et it en relevant les yeux.

"Je t'aime"

Il ne savait mas ce qu'elle répondait ni comment elle réagirait à tout cela.
Il avait peur de l'apprendre.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 3:11


  • Je ne sais pas ce qui me retenait ici. Etait-ce les paroles ? Etait-ce tout ce cirque ? Etait-ce mes sentiments ? L’espoir ? Je ne sais pas. Mais je restais là, dos à lui, dos à la scène. Les mots résonnaient dans ma tête. Dansaient. S’amusaient. Et moi j’avais toujours autant mal. Que faire ? Que dire ? Que penser ? J’entendis mon prénom sortir de sa bouche, et alors je fus parcouru de frissons. Cela faisait des mois que je n’avais plus entendu ça. Plus entendu ce murmure. Plus rien entendu. J’ai baissé la tête, je l’ai légèrement tourné vers lui. Mais je ne l’ai pas regardé. Je ne voulais pas. J’avais peur. Peur de son regard. Peur de revoir ça dans ses yeux. Est-ce qu’il me haïssait vraiment ? Le dégoutais-je à ce point ? Je me pinçais les lèvres, déglutis difficilement. Pourquoi c’était aussi dur de se retenir de pleurer ? Et alors, je le vis s’agenouiller devant moi. Et ma main lâcha la poignée de la porte. Mais je n’osais le regarder.

    Et sa voix brisa le silence. Un murmure. Brisé. Comme mon cœur. Deux mots. Deux mots doux, tendre. Deux mots qui avaient l’air sincères. J’ai déglutis encore. Est-ce que ça suffisait ? Est-ce qu’il suffisait de ça pour lui pardonner ces mots ? Pour lui pardonner de m’avoir brisé, une deuxième fois ? J’ai tourné la tête vers la porte. J’ai fermé les yeux. Une larme a coulé. J’ai déglutis difficilement. Est-ce que je serais capable de lui pardonner tout ça ? J’ai froncé les sourcils. Et puis le silence fut de nouveau brisé. Trois mots. Sept lettres. Et un frisson parcourant tout mon être. Et alors, je me mis à vraiment pleurer. Pourquoi ? Non je n’étais pas triste. Non je n’étais pas en colère. Je crois simplement que … Je les ai tellement attendus. Je les ai tellement imaginés. Ces mots. Sortir de sa bouche. J’ai respiré à fond. Qu’est-ce que j’allais voir si je me tournais hein ?

    Serait-il de nouveau amoureux ? Aurait-il le regard vide ? J’ai passé mes mains sur mon visage. Puis j’ai passé une main dans mes cheveux. J’ai longuement hésité. Et très lentement, je me suis retournée. Et je l’ai regardé. Il était là. Agenouillé. Devant moi. Et nos regards se croisèrent. Je ne fus pas capable de soutenir ce regard. Je baissais la tête. « Tu m’aimes ? » Ma voix était brisée par les sanglots. Je n’y arrivais pas. Je n’arrivais pas à y croire. Et pourtant, c’était vrai. Il me l’avait dit. Il avait chanté. Il s’était excusé. Et il m’avait dit je t’aime. J’ai gardé la tête baissée, les bras ballants. Et j’ai rien dit d’autre. Je ne sais pas vraiment ce que j’attendais. Qu’il le répète ? Un long discours ? Je ne sais pas. Mais je suis restée là. Fuyant son regard. Peur de ce que j’allais y trouver.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 3:50

Il pensait qu'elle s'en irait. Mais elle relâcha la poignée de la porte et se passa les mains sur le visage et dans les cheveux avant de se retourner lentement. Elle était en larmes, et elle lui demanda s'il l'aimait. Il ne su si elle répétait cela pour s'assurer que c'est ce qu'il avait dit, ou bien car elle n'y croyait pas.

Sean baissa la tête n'osant soutenir son regard plus longtemps. Ce qu'il voulait faire en cet instant était de se relever pour aller la prendre dans ses bras. Mais il ne fut pas certain que cela soit une bonne idée. Tout d'abord car se relever alors qu'il lui demandait pardon avant meme de l'avoir obtenu serait inapproprié.
Et ensuite car elle pouvait le repousser s'il venait à la serrer dans ses bras soudainement. Soit car elle n'accepterait pas ses excuses, soit car elle n'y était pas encore prête.
Peut-être qu'il la dégoûtait ?
Sean fronça les sourcils, le regard douloureux, releva les yeux un instant et répondit tout de même.

"Oui.. Je t'aime Mira. J'ai eu tort. Ce que je t'ai dit était faux. J'ai enfin compris quel était ce sentiment. Et je sais maintenant. Je t'aime.. Depuis le début. Depuis les feux d'artifices. Je ne l'ai simplement comprit que maintenant. Alors pardonne moi, je t'en prie, si tu le peux... "

Et il baissa à nouveau la tête. Il resta ainsi quand le silence retomba après ses aveux. Il avait eu l'intention de simplement répondre "oui" mais les mots étaient sortis d'eux même. Il avait peur que ses excuses ne lui paraissent idiots. Mais Sean s'en voulait réellement. De l'avoir blessé. Mais aussi de l'avoir fait alors qu'il l'aimait. Il s'en voulait de ne pas l'avoir compris dès le début, comme elle l'avait fait. Il aurait aimé retourné à cette soirée chez lui, à table, lorsqu'il avait pour la première fois embrassé Mira. Alors il n'aurait pas dit des bêtises, il lui aurait dit ce qu'il ressentait. Car maintenant il savait... Mais il ne pouvait retourner en arrière. Tout ce qu'il pouvait à présent était d'espérer et d'attendre, de prier que Mira le pardonne et l'accepte à nouveau. Lui offre une dernière chance.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 4:03


  • Il était toujours agenouillé face à moi. Face à un cadavre. J’ai fermé les yeux lorsque sa voix s’éleva dans les airs. Elle brisa tout sur son passage. Les mots furent comme un soulagement à l’intérieur de moi-même. Comme si l’on éteignait cet incendie. Comme si l’on pansait enfin mes blessures. Je ne pus sourire. Mais j’étais soulagée. Quelque part, quelque chose me disait de ne pas craquer. Mais les sentiments étaient plus forts que tout. Plus fort que les mots même. Et je prendrais le risque de souffrir encore. Je me mordis la lèvre inférieure. Et relevais doucement les yeux. Et murmurais « Je te pardonne. Encore » Alors, je m’accroupis face à lui, et j’osais enfin le regarder. Il baissait les yeux, honteux. Il s’en voulait vraiment, ça se voyait. Son expression, sa voix cassée. Tout ça. Alors, doucement, ma main vint soulever son menton. Et je le regardais dans les yeux.

    Malgré la peur de revoir ce regard, je le faisais. Et alors, je penchais la tête sur le côté. Il y avait un brin d’espoir, de l’amour et … De la honte. Pas de trace de colère, de haine, ou de dégoût. J’ai déglutis, doucement, me suis passée la langue sur mes lèvres. Et j’ai continué. « Refais moi encore mal… Je te jure que je te tue. » Je souris légèrement et me relevais en même temps que lui. Je disais ça, mais j’étais sûre de ne rien pouvoir faire que de me lamenter, le jour où ça arrivera. Si ça arrive. Je ne sais pas pourquoi, maintenant, j’étais méfiante. Méfiante du quotidien. Après tout, il avait cru un morceau de papier à moi. Alors … Je fermais les yeux, et baissais la tête : peut-être que je ne méritais pas sa confiance, tout simplement. Je me suis pincée les lèvres, et j’ai relevé la tête pour planter mon regard dans le sien.

    Il avait l’air incroyablement soulagé. Heureux. Et je l’étais aussi. Ce fut donc pour ça que sur mon visage, naissait un sourire. Le sourire de la paix, de l’espoir. Il mettait fin à des mois de tempête, de tourbillons. Des mois de pluie, de vents. Des mois de malheurs. Il avait réussi à me refaire sourire, à me refaire espérer, même si c’était léger. Il avait réussi. Malgré tout. Je le regardais, simplement. Je me sentais plus légère. Oui, je l’aimais aussi. Il n’y avait pas de doute.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 4:27

Elle le pardonna. Il n'arrivait à y croire. Il avait du mal à y croire. Et il se demanda s'il n'avait pas rêvé entendre ces mots. Incapable de savoir ce qu'il devait faire, il resta à genoux quand Mira s'agenouilla aussi devant lui et lui releva le visage en le prenant par le menton. Elle planta ses yeux dans les siens comme pour s'assurer qu'il disait vrai, comme pour trouver une preuve de ses paroles, de voir la vérité dans ses yeux. Et finalement elle fit une petit plaisanterie, le menaçant de mort s'il lui refaisait mal. Sean sourit un peu, et se releva.

Il posa les yeux sur elle main elle ferma les siens et baissa la tête en se mordant la lèvre. Regrettait-elle de l'avoir pardonné ? Et si elle revenait sur ses mots ?
Sean la regardait ne sachant que faire. Et puis il approcha doucement et la serra délicatement dans ses bras, posant une main dans son dos et l'autre dans ses cheveux, il ferma les yeux pour savourer l'instant. La sentir contre lui l'apaisa, il réalisa à quel point ce simple contact lui était important. Mira, elle lui était vitale comme son souffle. Et même plus.
Il la serra simplement dans ses bras, ne fit rien d'autre. Ne voulant pas la brusquer. Après tout ils devaient s'y réhabituer sans penser au passé.

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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 4:39


  • Quand je le sentis qu’il me tira contre lui, je passais mes mains dans son dos. Et j’agrippais son tee-shirt. Son contact m’avait manqué. Il m’avait manqué. Sa voix m’avait manqué. Ses yeux, son sourire, son parfum. Tout m’avait manqué en lui. Et à ce moment précis, je me suis demandé comment j’avais fait pour vivre sans lui, durant tout ce temps. Et je compris : je ne vivais pas. En vérité, je me laissais mourir sans lui, sans son amour. Oui… Moi, Mira, était dépendante de Sean. Complètement. Irréversiblement. C’était une étreinte douce. Dans le silence. Mais un silence agréable. Mes mains lâchèrent petit à petit son tee-shirt, et elles se mirent même à caresser doucement son dos. Ma tête était posée sur son torse. J’entendais son cœur. Il battait vite. Serait-il encore stresser ? Mais par quoi ?

    « Je t’aime. » Tout simplement. J’ai souris, j’ai fermé les yeux l’espace d’un instant. Et j’ai relevé la tête pour le regarder. Son visage était tellement beau. Il était beau. Non, plus que ça… Il était l’incarnation de la perfection. Ma main vint caresser son visage, doucement. Ses yeux, ses joues, son nez, ses lèvres. Je souriais. J’étais légère. Je sentais que, petit à petit, je reprenais vie. Que ma vie avait de nouveau un sens. J’ai penché la tête sur le côté, légèrement, en observant ses yeux. Son regard… Je me mis sur la pointe des pieds et, délicatement, je posais mes lèvres sur les siennes. J’en avais envie. J’en avais tellement rêvé. Il m’avait tellement manqué. J’ai mis mes mains sur sa nuque, et je l’ai embrassé. Je l’ai embrassé comme une folle. Je ne voulais pas y croire. Il était de nouveau là. Après de longs mois de silence. Il était là. Et je l’embrassais.

    Il avait chanté pour moi. S’était mis à terre. S’était excusé. Et il m’avait dit je t’aime. Je souriais, et, doucement, j’ai reculé. Et je suis retournée sur la terre ferme. « Tu n’as jamais songé à perdre quelques centimètres de hauteur ? » Je l’ai regardé, j’ai ouvert de grands yeux. Mais non, je n’avais pas dit ça. Je n’avais pas sorti une connerie pareille ? Ah bah… Si. J’ai explosé de rire, la tête en arrière. Comme une enfant. J’étais enfin heureuse, et libre. J’étais de nouveau avec lui. Et c’était tout ce qui comptait. C’est tout ce qui avait toujours compté. Lui, rien d’autre.
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 5:09

Elle lui dit qu'elle l'aimait, répétant les mots qu'il avait dit plus tôt. Ça lui procura un plaisir immense. Ces mots étaient doux, délicieux, surtout lorsqu'ils venaient d'elle.
Elle releva la tête pour le regarder et caressa son visage et elle le fixa en penchant la tête sur le côté. Sean la laissait faire, comme si il ne devait pas réagir. Pour ne pas briser ce lien qui se recréait entre eux.
Mais lorsqu'elle se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser follement. Sean lui entoura la taille mais elle finit par se reculer et fit une petite plaisanterie. Elle écarquilla les yeux sans qu'il ne comprenne pourquoi et puis éclata de rire, renversant la tête en arrière.
Sean la regarda tout en se retenant de réagir, de bouger jusqu'à ce qu'elle lui dise. Il avait peur de faire un erreur, de tout gâcher encore.

Mais la vue de la jeune femme riant à gorge déployée lui rendit impossible toute résistance. Il espéra qu'elle ne le repousserait pas, qu'elle ne le prendrait pas de la mauvaise manière. Et alors il tendit la main pour la saisir par la nuque et l'attira vers lui avant de plaquer les lèvres sur les siennes. Il l'embrassa avec fougue, lui transmettant toute sa passion. Il l'embrassa de manière insistante et tendre. Et il la poussa jusqu'au mur tout en continuant. L'appuya contre, et se colla à elle, continua de l'embrasser, puis couvrit sa gorge de baisers. Il l'aimait, il savait maintenant. Et il la désirait.
Ce n'était aux pulsions qu'il obéissait. C'était à son coeur, qui éveillait en un désir immense, inhumain de cette femme. Il l'aimait et la désirait au point de vouloir la serrer fort contre lui, mais il n'aurait eut assez de forces pour satisfaire ce désir. Il l'aimait au point de vouloir la couvrir de baisers mais ses lèvres ne seraient jamais assouvies. Il voulait s'unir à elle mais le manque d'elle constant ne serait jamais comblé. Il n'aurait pu dire exactement à quel point il l'aimait. Il savait juste que c'était beaucoup. Indéfinissable.
Il cessa de l'embrasser pour la regarder et puis il déposa un baiser sur son front puis sur ses paupières, délicatement.

Les mots qu'il avait jamais réussi à prononcer jusqu'alors, il les avait à présent sur le bout de la langue et les lui dire mille fois ne suffiraient à atténuer son envie de les lui répéter.
Il caressa son visage, dégageant un mèche de son visage pour la ramener derrière son oreille. Il prit alors son visage dans sa main, délicatement. Comme si elle n'était qu'une poupée de porcelaine capable de se briser sous le moindre choc.
Et alors il l'embrassa encore, doucement. Puis posa le front contre le sien et les yeux fermés, inspira son parfum, tout en caressant son visage.

"Je t'aime..."
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MessageSujet: Re: Maybe it's time to say goodbye. [Sean&Mira]   Mar 8 Juil 2014 - 5:28


  • Je le voyais bien, qu’il avait peur de faire un geste. Avait-il peur de tout gâcher ? Mais comment aurait-il pu tout gâcher hein ? Je riais, à gorge déployée. J’étais heureuse. Heureuse avec lui. Et puis, en redressant la tête, je vis sa main s’approcher, se poser sur ma nuque. Et il m’attira à lui. Je n’opposais aucune résistance. Aucune. Parce que … Parce que je l’aimais. Ce baiser. Ces baisers. Étaient remplis de je ne sais quoi. Mais ils me firent voler. Mes mains agrippèrent son tee-shirt tandis qu’il continuait. J’aurais donné n’importe quoi, ma vie s’il l’aurait fallu pour que ce moment dur à jamais. De la passion. Par tonnes. De la force. De la tendresse. De l’amour. Un mélange d’un tas de sensations, de sentiments. Mon cerveau ne savait plus comment réagir. Je répondais juste à ses baisers. Agripper à lui. Comme s’il allait s’envoler d’un instant à un autre. Je ne prendrais plus jamais le risque de le perdre. Je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour le satisfaire. Pour le rendre heureux. Pour qu’on vive. A deux. Heureux.

    Alors il me plaqua contre le mur et mon corps se colla contre le sien. J’étais bloquée entre le mur et son corps qui me collait entièrement. Il faisait monter en moi une vague de désir. Et d’amour. Puissant. Et quand ses lèvres se posèrent dans mon cou pour le couvrir d’une dizaine de milliers de baisers, mes yeux se fermèrent, et je mordis ma lèvre inférieure. Je l’aimais. C’était irrémédiable. J’étais folle de lui. Mais je savais que s’il continuait. Là, maintenant. Avec ces baisers. Nous n’allions pas qu’en rester là. Parce que je le désirais. Il était le seul homme que je désirais. Avec autant de fougue, de passion, d’amour. Et ses lèvres rencontrèrent de nouveau les miennes tandis que mes mains vinrent se nicher au creux de sa nuque. Lorsque la fougue s’apaisa en même temps que les baisers, j’avais le souffle court. Les yeux fermés. Une de mes mains caressait ses cheveux, l’autre se posa sur sa joue. Je sentis ses lèvres sur mon front. Et sur mes yeux.

    Et le sourire sur mes lèvres étaient unique. Magique. Magnifique. Nous étions là. A nous désirer. A nous aimer comme des fous. A s’en déchirer. A en crever. J’aurais pu l’embrasser encore, je n’en aurais jamais eu assez. De ces caresses, de ces paroles, de ces rires, de son sourire, de sa présence. Rien n’était jamais assez quand ça venait de lui. Parce qu’il était la personne la plus importante de ma vie. Il était ma vie. Qu’importe ce que les gens en pensaient : je l’aimais cet homme. Il était mon amour, mon paradis. Et lui seul pouvait me faire perdre les moyens. Alors j’ouvris les yeux, et je vis sa main replacer une de mes mèches de cheveux. Il était doux. Délicat. Comme si, d’un instant à un autre, j’allais me briser. Mais je ne me briserais plus. Il était là, pour me protéger. Pour m’empêcher de me briser. Et il m’embrassa, doucement. Je fermais alors les yeux tandis qu’il posa son front contre le mien.

    Et il le répéta. Il répéta ces mots. Ma main caressa ses cheveux, tandis qu’à travers ses lèvres, un je t’aime se nicha au creux de mes oreilles. « Je t’aime, tellement, tu n’imagines pas à quel point… Mon amour. » Alors je rouvris les yeux, un sourire aux lèvres. J’étais comblée. Avec lui, tout semblait plus simple. Plus doux. Plus calme. Je l’embrassais alors sur le nez. Puis les joues, et je nichais ma tête au creux de son cou. Je déposais alors, des centaines de baisers. Parfois doux. Parfois plus durs. Parfois un peu trop sensuels. Mais qu’importait ? J’avais envie de le combler. D’être la femme parfaite à ses yeux. J’avais envie qu’il soit heureux. Parce que lui seul comptait pour moi. « Mon amour… »
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