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 [ Pretty Hurts ] On a dit qu'on serait heureux non ? Sean&Mira

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MessageSujet: [ Pretty Hurts ] On a dit qu'on serait heureux non ? Sean&Mira   Dim 3 Aoû 2014 - 16:07


  • Des jours s’étaient écoulés depuis la dernière fois que j’avais vu Sean. Dans le lit. Il me disait prêt à se souvenir. Il disait vouloir, mais pas pour le moment. Et non pas que cette nouvelle m’eut fait peur, au contraire. J’aurais voulu rester, j’aurais voulu lui sourire, lui dire que tout irait bien. Mais au petit matin, endormis à mes côtés, je suis partie. Sans rien dire. Sans rien faire. J’ai posé mes lèvres sur son front, j’ai rassemblé mes affaires, et je suis partie. A pas feutrés, à travers les pièces, j’ai décidé de partir. Pourquoi ? Je voulais juste voir si j’allais lui manquer, même un peu. Je voulais voir s’il le voulait vraiment ou si c’était juste … Quelque chose en l’air. J’ai soupiré, devant ce grand portail : je savais qu’il allait me gueuler dessus, me jeter à la porte. Et probablement ne plus vouloir me voir. Mais j’en avais eu besoin. Ce besoin de partir loin de LA. J’ai baissé la tête doucement, j’ai inspiré à fond, et j’ai poussé le portail.

    Le silence venant de la maison me fit frissonner : et s’il était parti, lui aussi ? Et s’il ne me pardonnait pas ? Il me manquait. Il m’avait manqué. J’ai commencé à jouer avec ma bague : oui, je portais de nouveau la bague de mariage qu’il m’avait offert avant tout ça. Parce que j’espérais qu’en mon absence il … Il s’était souvenu. J’espérais avoir rêvé tout ça, et qu’il m’accueillerait les bras ouverts. Mais je me trompais sûrement. J’ai avancé, dans l’allée, la nuit au-dessus de ma tête, tenant compagnie à l’épée de Damoclès. Je n’avais pas de bagages. Rien que ma présence. Devant la porte, j’ai frappé. Une fois. Deux fois. Trois fois. Pas de réponse. Alors j’ai poussé la porte ouverte, et je suis rentrée. « Petit cœur ? » Aucune réponse. Mes échos simplement. On aurait cru que la maison était abandonnée. Mais je sentais qu’il était là, quelque part, près de moi. J’ai refermé la porte, et j’ai marché, mes pieds nus sur le sol froid de cette grande villa.

    Mais en regardant dans la salle, dans la cuisine, dans le salon, et en voyant que j’étais seule, mon cœur se mit à se serrer : peut-être était-il reparti dans cette folie de gamin, à faire des soirées et à baiser tout ce qui bougeait. Peut-être que j’avais gâché la seule chance qu’il me restait. Peut-être que lui aussi en avait marre de courir après ces souvenirs. Je ne pourrais lui en vouloir. Mon amour pour lui, aussi fort soit-il, devait l’épuiser, et l’étouffer. « Mon ange ? » Ma petite voix fluette transperçait le silence douloureux de notre maison. Je suis montée dans les chambres : rien. Aucune présence. Alors je suis redescendue, j’ai retiré ma jupe, restant en boxer et tee-shirt. J’ai détaché mes cheveux, et j’ai ouvert la porte fenêtre qui donnait sur l’océan. J’ai toujours aimé cette vue : la mer, les reflets de la lune, des étoiles. C’était comme dans un film, comme dans un rêve. J’ai marché alors, et petit à petit, une ombre au loin se dessina. Je me stoppais alors, les pieds dans le sable et j’ai admiré.

    Il était là, face à l’océan, debout. Comme un fantôme, un pantin qui n’attend que son maître pour bouger. Immobile, sans aucun mouvement, on aurait pu confondre sa plastique de rêve avec une statue d’un dieu grec. J’ai souris, presque malgré moi, de le revoir enfin. Alors, délicatement, mes pieds ont foulés le sable, le vent balayant mes cheveux. L’air était pure, le bruit de la mer apaisant : c’était oui, presque comme dans un rêve, un songe tant souhaiter. Silencieuse, je suis restée derrière lui, à quelques millimètres. J’ai penché la tête sur le côté, j’ai passé mes bras autour de sa taille, et j’ai posé ma tête sur son dos. « Et même si ça ne change rien, je suis désolée. » Que dire d’autre hein ? Je ne sais pas. Je ne savais pas vraiment comment lui expliquer. Je savais qu’il ne comprendrait pas ma démarche, qu’il me dirait : tu aurais pu répondre à mes messages au moins. Mais … Il m’avait terriblement manqué. Et qu’importe ce qu’il dirait, la vérité sera celle-ci : je suis amoureuse de lui, c'était une évidence.
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